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/ Département de science politique

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Experts en : Politique comparée

Dufour, Pascale

DUFOUR, Pascale

Professeure titulaire

Je travaille principalement sur les mouvements sociaux et l’action collective en perspective comparée. Dans mes recherches, je propose de considérer les acteurs collectifs (partis politiques, syndicats, groupes et réseaux plus informels) comme des joueurs majeurs de la vie politique, même si ceux-ci n’évoluent pas directement sur le terrain institutionnel mais investissent davantage les espaces publics informels, comme la rue, et ne s’adressent pas seulement à l’État ou aux institutions, mais aussi à la population ou à leurs alliés. 

L’actualité politique a ramené l’analyse de l’action collective et des mouvements sociaux au cœur des préoccupations de la science politique : comment émergent des mouvements, pourquoi et avec quels effets ? Quelles sont les conditions qui permettent à un acteur collectif de durer ? Quel est le rôle de la contestation politique dans la transformation des sociétés ? Une augmentation des actions protestataires signifie-t-elle que la démocratie représentative est malade ou a atteint ses limites ?

Mes recherches soulignent plutôt la complémentarité des différents types d’action politique, voir la continuité qui peut exister entre l’action collective de type contestataire, l’action de type lobbying et l’action partisane.

Dans mes travaux, je montre notamment que la création de rassemblements militants comme les forums sociaux (mondiaux ou locaux), s’ils participent à la mise en pratique d’une culture politique valorisant la démocratie directe et la recherche du consensus, sont aussi une réponse pragmatique à des besoins locaux et un répertoire d’action collective propre à une génération. Mes travaux récents ouvrent l'analyse à des formes d'action (politique) plus individualisée (comme le glanage ou l'agriculture urbaine), mais qui viennent questionner les frontières de l'engagement en société. Également, je cherche à comprendre comment les institutions jouent sur la manière dont les différentes formes d'action politique de déploient et évoluent.

Mes recherches actuelles tentent ainsi de mettre en avant la plus-value théorique de l’analyse des mouvements sociaux et de l’action collective en science politique, qui nous conduisent à considérer sérieusement la question des conflits et des relations de pouvoir et à ne pas hésiter tourner notre regard de chercheur vers des terrains peu explorés, parfois en marge de nos sociétés.

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Noël, Alain

NOËL, Alain

Professeur titulaire

Mes travaux de recherche portent sur les politiques sociales et sur le fédéralisme en perspective comparée, sur la politique au Canada et au Québec et, plus largement, sur les différents qui opposent la gauche et la droite dans nos démocraties. Je m’intéresse, en particulier, aux politiques publiques qui touchent le principal de ces différents, soit la distribution des revenus entre les citoyens (politiques de lutte contre la pauvreté, politique de sécurité du revenu visant à assurer un soutien financier minimal à tous, politiques du marché du travail).

Ces dernières années, j’ai travaillé notamment sur les stratégies de lutte contre la pauvreté adoptées par les États-membres de l’Union européenne et par les gouvernements provinciaux au Canada. Je me suis également intéressé aux transformations récentes du fédéralisme canadien (déséquilibre fiscal, ententes bilatérales et multilatérales sur les politiques du marché du travail, politiques des provinces concernant les peuples autochtones). Tous ces travaux procèdent de l’idée selon laquelle, en démocratie, la politique sert d’abord à mettre en opposition des conceptions distinctes de la justice sociale. 

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RENY, Marie-Eve

Professeure adjointe

Mes premières recherches avaient pour objectif de mieux comprendre pourquoi et comment les régimes autoritaires contrôlent les groupes religieux informels. Mon premier livre s'intéresse à la raison pour laquelle les bureaux de la sécurité publique dans les villes en Chine tolèrent les églises protestantes informelles, qui selon le gouvernement central, sont des organisations illégales. En fonction d'un terrain mené en 2009-2010 et en 2012, je soutiens que la tolérance fait partie d'une stratégie d'endiguement du protestantisme clandestin. Le livre définit ce qu'est l'endiguement, les manières dont il se manifeste en réalité, et les circonstances dans lesquelles les autorités ont recours à cette stratégie afin de contrôler les églises et éviter que certaines ne se mobilisent contre le régime à long terme. Le livre explique l'impact qu'a l'endiguement sur la résilience du régime autoritaire chinois, et démontre que cette stratégie est employée par d'autres autocraties. À la suite d'un terrain mené en Jordanie en 2013, je démontre que la monarchie a eu recours à cette stratégie afin de contrôler les salafistes djihadistes sur son territoire, en période post-Zarqawi. Je soutiens aussi que la stratégie d'endiguement a été employée par Anouar el-Sadate face aux Frères musulmans en Égypte pendant les années 1970, à la suite d'une lecture critique de la littérature secondaire sur le sujet.

Mes recherches actuelles portent sur l'étude de l'autoritarisme en Chine et au Myanmar avant et après la transition démocratique. Je m'intéresse aussi à la politique étrangère de la Chine au Myanmar, et plus précisément aux raisons de son appui informel à un groupe insurgé à la frontière entre les deux états. Ce dernier projet fait l'objet de mon second livre. 

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