Par Julien Robin et Jean-François Godbout
L’article explore l’intégration des grands modèles de langage (LLMs) en études parlementaires. Ces outils, comme ChatGPT, facilitent l’automatisation de la collecte, l’analyse et la catégorisation des données parlementaires (débats, scrutins, etc.), mais permettent aussi de simuler les comportements législatifs. Si des perspectives méthodologiques sont possibles, l’utilisation des LLMs soulève des enjeux éthiques, concernant les biais algorithmiques et la position même des spécialistes du champ. L’article présente aussi les résultats de la prédiction par ChatGPT-4 de l’orientation idéologique de députés français sur la réforme des retraites et la loi immigration en 2023.